Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Mary J'Dan
  • : Vous voulez créer ou enrichir votre bibliothèque virtuelle ? Ce blog a pour objectif de promouvoir les œuvres littéraires d’auteurs inconnus. Ce vivier d’ouvrages, qui sort des sentiers battus de l’édition classique, recèle de véritables trésors en lecture libre sur la toile. Des liens inhérents à ces ouvrages vous seront proposés, soit pour une lecture intégrale soit/ou pour vous procurer la version papier.
  • Contact

Profil

  • Mary J'Dan
  • Quelle importance !
  • Quelle importance !

Mes ouvrages


Finale, demi








Recherche

Signez mon livre d'or

Un clic sur mon livre d'or

        

Archives



mesure audience
30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 16:52

Le bout du bout, lorsque nous croyons l’avoir atteint, que pouvons-nous faire ? Pouvons-nous repousser nos limites indéfiniment ? Lorsque la lassitude nous submerge et que de combats nous ne voulons plus, lorsque l’importance n’a plus de nom, que de refuge il n’y a plus, que l’oubli n’est plus secours, alors, l’attente se fait absence.

Pour une fois, je vais arrêter de parler à la troisième personne. À quoi bon faire comme si de rien n’était, comme si je n’étais pas concernée.

Aujourd’hui, je suis en mesure de prévoir ma fin. Étranglée par mon épaisse carapace, je mourrai broyée dans son étreinte implacable, derrière ce mur qui était censé me protéger et que j’ai voulu infranchissable. Cloîtrée dans cette écorce rugueuse que pas une âme n’aura tentée d’érafler tant elle paraît indestructible. Moi, pauvre recluse volontaire, je ne cherchais qu’à m’oublier. Jusqu’ici, tout avait bien fonctionné, du moins je le croyais. En réalité je ne me posais même pas cette question. Pourquoi maintenant, quelle frayeur ai-je encore voulu occulter ? Est-elle donc si grande, si profonde pour me taquiner ainsi ? Alors je m’interroge, ce soir mon esprit dérive et encore une fois cherche refuge. Comme Malia-Ana, j’étouffe mon cri, comme à mon habitude, je me pince pour ne pas pleurer et si les larmes coulent malgré moi, j’insiste violemment afin de justifier ces pleurs. Je croyais que j’avais dirigé ma vie, maîtrisé mon temps, je me supposais souveraine, mais je me suis trompée de couronne. Je n’étais que l’impératrice des parias, des numéros absents, des licenciés de la vie. J’ai été ou je me suis dupée, grugée, prise à mon propre piège, je ne suis en fait que mon ombre. Ai-je seulement été autre que mon fantôme, ce simulacre d’humain, ce triste humanoïde ?

Comment ne pas faire un bilan, de mes objectifs passés et pour certains, atteints et révolus. Quels sont-ils pour demain ? Mon inutilité m’apparaît soudainement insurmontable. Je ne veux plus me noyer dans ces leurres que sont tant de futilités, mon ciel s’est assombri, la lumière ne sera plus, les espoirs ont définitivement déserté mon cœur pour faire place à mes néfastes certitudes. Je voudrais m’enfermer dans un rêve où la flore et la faune seraient royaume, où la pensée serait inutile, où le temps ne serait que secondaire, inexistant à moins qu’il ne soit que souffle.

Qui es-tu, qui es-tu ? Et l’écho de répondre : « Je suis moi, celle que tu ne vois pas, que tu n’entends pas, que tu n’attends pas. Et je rétorque : « Mais tu ne voulais pas, tu as passé ton temps à fuir comme si ta vie en dépendait. C’est trop tard, ferme les yeux, crie en silence et laisse ton lendemain faire son œuvre. » Amen !

Je maintiens que nous ne faisons que subir ce temps auquel nous devons nous adapter. Qui n’a pas entendu ce fameux tic-tac de l’horloge ? Cet exaspérant tic-tac qui nous nargue, sa mélopée lancinante, destructrice de toutes les bonnes volontés qui, inlassablement, nous rappelle à son bon souvenir.

Partager cet article
Repost0
12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 19:16
Une âme en souffrance, une âme apaisée.

J'ai écrit, il y a bien longtemps, l'indispensable biographie pour ma descendance. Afin qu'elle sache d'où je viens, qui je suis, pourquoi suis-je ainsi, qui sont-ils.
Aujourd'hui, un peu de vague à l'âme me submerge, et, une fois n'est pas coutume, je vous livre l'épilogue de cette biographie, qui restera définitivement d'actualité. Je ne prétends à aucun soulagement, rien ni personne ne serait en mesure de l'offrir à quiconque puisque rien ni personne ne peut effacer un vécu. Quels que soient les mots ou l'implication, souvent instinctive, rien ne peut changer ce qui est. Il faut seulement faire avec, mais quelquefois...

Je ne pouvais lui donner une autre titre que celui-ci :

Vers la lumière...

  


ÉPILOGUE

 

Une vie pleine de trous ! Trous de mémoire ou tout simplement une incroyable faculté à oublier certains évènements trop lourds à gérer. Plusieurs d’entre eux, grâce ou à cause de ces écrits, sont remontés à la surface et pour beaucoup, aïe ! Oui cela fait mal. Y a-t-il encore quelques mauvais souvenirs écartés de ma mémoire ? Sont-ils trop enfouis pour ressurgir ? Je ne veux pas être ce fantôme qui trimbale sa vie tronquée et trouée telle une vieille robe mitée.

Une vie faite de quête incessante vers l’amour. Une vie sans amour, c’est long ! « Rien ne sert de courir… » Je n’ai pas dû partir à point ! Je plaide coupable, mea-culpa, je n’ai pas su me faire aimer. Où était donc cette bonne fée qui devait se pencher sur mon berceau ? Avait-elle d’autres chats à fouetter ? Peut-être croyait-elle qu’une forte personnalité comme la mienne n’avait nul besoin d’amour. Et moi, en ai-je donné ? "Quand on n'a pas assez d’amour, on a du mal à en donner". J’ai dû faire mon apprentissage « sur le tas ».

Ma vie, mon essentiel, vous mes enfants, en avez-vous suffisamment reçu ?

Aujourd’hui je suis apaisée, je vais aller chercher mon bonheur au fond de moi, celui qui me permettra de vivre sans haine et sans excès de passion pour ne pas en mourir… Sans oublis, pour pouvoir transmettre. J’irai vers la lumière…

Paris, 19.. et quelques soupières.

Partager cet article
Repost0
7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 18:29

Les couleurs sont franchement mauvaises, mais ma Frimeuse, n'est-elle pas magnifique ?



Le cheval est la plus belle conquête de l’homme. Celui qui partage notre vie, au quotidien, a un comportement quasiment identique à celui du chien. Comme lui, à l’instant où il nous voit, ou s’il pressent notre arrivée, il manifeste aussitôt sa joie. Cependant et bien évidemment, nous devons lui apprendre à mesurer son allégresse. Imaginez 600 Kg de muscles qui vous sautent dessus pour vous faire la fête !

Pourtant, une telle histoire est issue d’une réalité. Un homme s’est vu contraint de se séparer de son cheval, devenu trop dangereux. Cet homme autorisait et sollicitait son poulain à des comportements canins. C’était, en quelque sorte, une forme de dressage qui devait rester définitivement imprimée dans l’esprit du cheval et donc, pas de rédemption pour cette pauvre âme.

 

 

Lorsque nous étions en concours, je devais la laisser seule dans le van, le temps d’aller reconnaître le parcours. Elle surveillait mon retour et, alors que j’étais encore loin et noyée dans la foule, elle me reconnaissait et hennissait à n’en plus finir. Mon oreille de « maman » attentive entendait : « Maman ! Je suis là… ».

 

Mouche était une élève très attentive, patiente, généreuse et un peu cabotine.

 

 

 

 

 


 

Mouche n’aimait pas les câlins. Elle fuyait les caresses injustifiées qui n’avaient d’autre objectif que le plaisir. En revanche, si j’avais l’impudence de caresser sa voisine, elle ruait, ronflait, manifestait son mécontentement en me poussant, du bout de son nez, loin de sa rivale. Aussitôt, je revenais vers elle en supposant qu’enfin, elle accepterait mes cajoleries. « Que nenni ! » pensait-elle en levant la tête le plus haut possible pour m’éviter. Pour la taquiner, je retournais vers sa voisine et elle me resservait le même manège. Jalouse et possessive ma Mouche !

 

Mouche ne fait plus de compétition, je l’ai arrêté en pleine gloire et maintenant, c’est une heureuse maman qui file une retraite bien méritée.

Vous voulez connaître son histoire ? C'est ici :

 

Partager cet article
Repost0
13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 16:02

radiographie-29402.gifLe lendemain, j’allai surprendre mon « tendre » époux à la sortie de son travail. Stupéfaction, il était encore avec elle. Il voulait rompre en douceur, me dira-t-il plus tard. Le vase avait débordé depuis longtemps, mais j’avais encore un peu de ressources.

Ma colère était à son paroxysme. Je fis demi-tour sur-le-champ et rentrai à la maison. Je savais ce que j’allais faire. L’heure de fermeture du centre commercial était encore éloignée, j’avais le temps. J’agrippai avec rage et détermination un sac-poubelle que je remplis du linge sale de l’infidèle. Je retournai aussitôt au centre commercial pour remettre ce sac à l’accueil. Tous me connaissaient bien et donc je savais que je pouvais me le permettre. Mais de toute façon mon opiniâtreté me portait et rien n’aurait pu m’arrêter.

« Bonsoir, tu voudras bien remettre ce sac à Leroy-Pédantier tout à l’heure ? Il comprendra. »

Le sac n’était pas fermé et elle avait pu apercevoir son contenu. Elle me regardait avec des yeux interrogateurs, je m’empressai de lui dire :

« Oui je sais, c’est son linge sale. C’est à sa maîtresse de le laver maintenant. Tu étais au courant n’est-ce pas ? »

Je ne me souciais pas des clients qui étaient proches de nous. Quelques années plus tard, une collègue de bureau me confia qu’elle avait assisté à cet « épisode » et qu’elle s’était fait la réflexion, avec d’autres clientes :

« En voilà une qui ne se laisse pas faire ! »

Hélas, cela ne l’a jamais empêché de recommencer.

Peu importe, je devais à tout prix soulager ma colère. Cette histoire avait fait grand bruit et fait le tour du centre commercial. Je suis cependant prête à parier qu’il avait dû tourner cette aventure à son avantage et s’en tirer avec les honneurs. Je subodorais aisément les propos qu’il pouvait alléguer pour sa défense. « Elle est malade et un peu cinglée… », comme d’habitude.

Néanmoins je ne peux pas parler pour lui. En revanche, il est en mon pouvoir de certifier qu’à chaque fois qu’il s’est trouvé acculé devant des tiers, il arrivait à renverser la situation pour que cela se retourne contre moi. « On peut tout prouver si les mots dont on se sert ne sont pas clairement définis. » Dans cet exercice, il était expert !undefined 




Ci-contre, sa photo

Partager cet article
Repost0
12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 12:03
Le 1, c'est ICI

Le 2, c'est ICI

— Bon d’accord, je vais tout de dire, mais c’était un secret. En réalité nous te préparions une surprise pour ton anniversaire.

— Et tu crois que je vais gober ça ? Tu n’as évidemment pas eu suffisamment de temps pour te préparer un bon mensonge, bien plausible. Mon anniversaire n’est que dans plusieurs mois.

— Oui, je sais, mais c’est une surprise qui exige beaucoup de préparations.

— Ben, mais c’est bien sûr ! Donc, si j’ai bien compris, votre rendez-vous n’avait rien à voir avec la bagatelle ?

— Mais bien sûr que non ma puce, je le jure sur la tête des jumeaux. »

Mon sang n’a fait qu’un tour ! Quelle honte ! Il se servait des enfants pour se crédibiliser.

« Je téléphone tout de suite à ta maîtresse et je vais voir quelle version elle va me servir.

— Non, ne fait pas ça, tu vas te ridiculiser. »

J’empoignai le téléphone en lui jetant un regard assassin.

« Allô ! Devine qui c’est ?

— Tu ne m’auras pas, je t’ai reconnu ! répondit-elle niaisement.

— Et tu sais pourquoi je t’appelle ?

— Ben, non… toujours aussi niaisement !

— Tu n’étais pas derrière moi au volant de ta voiture tout à l’heure ? Tu n’avais pas l’air de prendre la direction de chez toi pas vrai ?

— Quoique tu puisses penser, tu as tort, je n’ai rien à me reprocher, scanda-t-elle en s’imaginant donner ainsi un accent de vérité.

— Bon ok, je te donne un choix ou bien tu avoues ou je rappelle tout à l’heure quand ton mari sera rentré. À toi de voir.

— Mais t’es dégueulasse, tu n’as pas le droit de briser mon ménage ! me répondit-elle fortement outragée. »

Et voilà, elle, elle s’octroyait le droit de briser le mien et il était tout à fait injuste que je brise le sien. Cette réflexion m’ulcéra au point que je pris la décision que, quoi qu’elle fasse, je préviendrai son mari. Et bien entendu, pour la surprise je lui posai la question. Son embarras m’amusa presque. Ils n’avaient pas eu suffisamment de temps pour se mettre d’accord et concocter un stratagème. Je lui intimai l’ordre d’avouer sur-le-champ.

« Bon, bon, j’avoue, voilà t’es contente ?

— Bravo, ton amant est à côté de moi, il t’a entendu et ta réponse lui évitera de s’emberlificoter un peu plus dans ses mensonges. Ceci étant dit, je te laisse la soirée pour faire tes aveux auprès de ton mari. Je lui téléphone demain.

— Mais c’est malhonnête ! T’avais promis… commençait-elle à implorer.

— Je n’ai rien promis et je dis chapeau bas à la briseuse de ménage, de la part de celle, qui comme toi, va devenir, elle aussi, une briseuse de ménage ! »

Je raccrochai. Il est des personnes avec qui la discussion n’est pas possible : « …la paille dans l’œil du voisin mais pas la poutre dans le sien. »

À suivre...


Partager cet article
Repost0
7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 13:23
Je divise volontairement ces trois pages afin de ne pas rebuter mes lecteurs à la vue d'un article trop long. Les suites seront numérotées ;)
Le n° 1, c'est ICI


Leroy-Pédantier roulait de plus en plus vite, notre amie ne pouvait plus suivre, elle était loin derrière.

« Apparemment il y a urgence, il a le feu aux fesses, pensé-je effarée.

C’était irréaliste ! J’avais l’impression de tourner dans un mauvais film. Nous avons fait ainsi une dizaine de kilomètres. Au loin j’aperçus l’enseigne d’un hôtel connu. Alors qu’il s’engageait dans le parking de l’hôtel je me garai, tous feux éteints, à la place idéale au milieu d’autres voitures ; ainsi je pouvais voir sans être vue. J’avais à peine serré le frein à main que la voiture de notre amie passa, sans me voir, tout près de moi pour aller se garer près de mon cher époux. C’est seulement à cet instant que je réalisai, enfin, qui elle était. J’étais anéantie. Comment ai-je pu avoir eu aussi peu de discernement. D’emblée je l’avais écarté. Physiquement elle représentait tout ce qu’il n’aimait pas chez une femme. Là, j’ai eu confirmation qu’il « sautait sur tout ce qui bougeait. »

Je les observai tous les deux, ils étaient descendus de voiture. Il n’y avait qu’elle qui parlait, je ne pouvais entendre mais j’imaginai fort bien ce qu’elle devait lui dire : elle savait que je savais !

Près de moi une voiture venait de démarrer. J’en profitai pour en faire autant et rentrai bien vite à la maison, en pleurs évidemment. Menteur, roué, fourbe et pédant sont ses principales qualités, et elles n’ont, au fil du temps, jamais été démenties.

« Cette fois il est pris au piège, comment va-t-il pouvoir s’en sortir ? pensé-je toujours aussi innocemment.

Quelques minutes plus tard, le coupable rentra, le sourire aux lèvres, presque la fleur aux dents ! Il entreprit de faire comme si de rien était. « Sait-on jamais, elle n’a peut-être rien vu ! » Immédiatement je lui dis que je les avais surpris tous les deux devant l’hôtel.

— Décidément, tu ne t’arranges pas. Il va falloir que je te fasse soigner ! D’abord je ne connais pas cet hôtel et en plus j’arrive directement du boulot. C’est du propre ! Voilà à quoi tu passes ton temps, tu as bêtement suivi quelqu’un que tu as pris pour moi.

Et pan ! Dans les dents ! Me voilà encore traitée de cinglée.

— Tu voudrais me faire croire que je n’ai rien vu ? Qu’elle ne m’a pas vu non plus et que c’est par hasard qu’elle roulait derrière moi ? Au fait, elle a déménagé depuis quand ?

Au bout de quelques minutes, se sentant acculé, il opta pour une nouvelle tactique. Dans un bâillement théâtral il lâcha : (Ceux qui ont lu mon article sur les menteurs, comprendront).

La suite prochainement ;)
Partager cet article
Repost0
5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 18:56

Extrait de « Vers la lumière… »

À l’automne de l’année 1982 je lui soupçonnais une nouvelle maîtresse. Ses justifications d’absences se faisaient de plus en plus incohérentes. J’allais donc mettre tout en œuvre pour le démasquer et me transformer en détective privé ! Je relevai le kilométrage de la voiture entre chacun de ses déplacements et me renseignai, discrètement, sur ses horaires de travail qui pouvaient varier d’un jour à l’autre. Avec la complicité d’un collègue et ami, j’étais comptable pour une agence immobilière, je mis sur pied toute une stratégie pour suivre Leroy-Pédantier en voiture.

Un soir, alors que je rentrais chez-moi, je posai ma main sur le capot de sa voiture. La chaleur qu’il me restitua était sans équivoque ; il venait de rentrer. Il ne travaillait pas ce jour-là et était censé réviser, une session d’examens, ou de certificats, était proche. Je lui demandai donc s’il était sorti.

« Mais non voyons. J’ai révisé toute la journée et d’ailleurs je n’ai pas terminé. »

Je savais pertinemment que si je lui mettais le nez dans son mensonge, même preuve à l’appui, et là c’était le cas, il me traiterait encore de « malade » ou de « cinglée ». Immanquablement il trouverait une parade, fut-elle tirée par les cheveux, à l’explication du moteur chaud. C’était inévitablement les mêmes ripostes : nier ses mensonges ou tout simplement faire diversion. Cependant, je gardais en tête qu’à vouloir trop insister je risquais d’éveiller ses soupçons.

Le lendemain, avec mon collègue, nous nous postâmes en sentinelles sur le parking du centre commercial où Leroy-Pédantier remplissait les rayons d’un hypermarché. Mais ce jour-là, les "espions" s'étaient déplacés en vain. Loin de me décourager, j’allais réitérer la semaine suivante, toutefois sans mon collègue qui avait tenté de me dissuader.

« Tu n’arriveras à rien comme cela, il ne peut pas être aussi bête ! »

Il ne le connaissait pas, et il ne me connaissait pas…

Je me postai à quelques mètres de sa voiture et pris mon mal en patience. J’étais persuadée qu’aujourd’hui j’allais enfin savoir sur laquelle il avait jeté son dévolu, (intuition ?) Je la connaissais forcément puisqu’il me les emmenait toutes à la maison, mais pour cette fois la prudence avait été de mise. Je n’avais pas réussi à la débusquer. En procédant par élimination, aucune des femmes parmi nos relations ne pouvait être, à mon sens, une maîtresse potentielle.

Enfin le voilà qui sort, il se dirige vers sa voiture. Je me tasse sur mon siège le temps qu’il arrive jusqu’à la portière. Précaution inutile, il allait rejoindre sa maîtresse, il planait… Même devant lui, il ne m’aurait pas vu !

« Zut, si elle me voit c’est fichu ! »

Au moment de démarrer, je venais d’apercevoir une de ses collègues, et amie de notre groupe. Elle se dirigeait vers sa voiture stationnée un peu plus loin. Je me dis :

« Pas le temps de lui dire bonjour, ce sera pour une autre fois. »

J’avais rarement vu Leroy-Pédantier démarrer aussi rapidement. Je pris tout de même le parti de le suivre malgré notre amie. Elle m’avait certainement vue et je pensais :

« Bof ! Je lui expliquerai un de ces jours. »

Cette course-poursuite n’était pas simple, il commençait à faire nuit et il roulait presque à tombeau ouvert. De plus je prenais garde à ce qu’il y ait toujours au moins deux ou trois voitures entre nous. Un coup d’œil au rétro me permit de remarquer que notre amie avait l’air de me suivre.

— Ah bon ! elle habite par-là maintenant ? pensé-je naïvement. »

Ce billet est  composé de trois pages donc, pour la page 2, ce sera à suivre... peut-être demain.
Partager cet article
Repost0
5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 15:06

En quelques mots, voici d’où me vient ma passion des mots. Il était une fois, il y a fort longtemps…

Ma plus belle révélation fut ma toute nouvelle capacité à déchiffrer les mots. Pas un mot, pas une phrase n’échappaient à mon œil de plus en plus gourmand. À défaut de livre sous la main, je lisais les enseignes, les publicités, tout ce qui se trouvait à portée de vue. Passés les contes d’Andersen et autres, les « contes et légendes » furent les premier livres qui allaient constituer ma bibliothèque. Qui se souvient de ses impressions de premières lectures, de cette sensation de puissance qu’offre la possession de la clé de décryptage ?


Subtil et indicible plaisir que ce sentiment de création lorsque je formais mes premiers mots. L’un s’ajoutant à l’autre, je constituais des phrases puis, avec un mélange d’euphorie et de curiosité, je couvrais les pages blanches de mes rêves, de mes souhaits, mais aussi de mes ressentiments ou colères enfantines. C’est ainsi que prirent forme mes premières histoires.

Je n’ai pas vraiment de littérature de prédilection. Tout, ou presque, m’intéresse et j’ai l’incorrigible manie de chercher des similitudes entre les auteurs et leurs personnages. Un petit jeu de construction amusant lorsqu’un auteur a publié plusieurs ouvrages. J’aime passionnément reconnaître un auteur lors de mes lectures et ce que je ressens est assez curieux. C’est un peu comme si je retrouvais un lieu accueillant auprès d’une vieille connaissance. Oui, je suis un peu « allumée » et c’est pourquoi il n’y a plus de moquette chez-moi.

Partager cet article
Repost0
24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 11:15

Dans un grand éclat de rire forcé, elle s’exclama, avec une pointe d’envie :
— Tu as une façon de changer de vie ou de claquer les portes ! Tu n’as jamais de regrets ?

La phrase était lâchée. Comment n’y avais-je pas pensé ? Jamais je ne m’étais interrogée sur cette faculté à tourner des pages de ma vie, à virer vers d’autres orientations, professionnelles et affectives, allant jusqu’à provoquer, sans remords, la dislocation de mon présent. Certes, mon insatiable appétit pour la découverte, ou toutes formes d’apprentissage, fut en grande partie responsable de cet état de fait, mais justifie-t-il une telle aisance ?

Serait-ce une forme de gourmandise que de vouloir vivre plusieurs vies dans une seule ? Probablement, mais dans le cadre de mon évolution intérieure, je ne l’ajouterais pas à ma liste de défauts. Mes innombrables souvenirs m’offrent une certitude : devant les quelques heures ou minutes restantes, avant mon grand départ, je ne serais pas embarrassée dans une éventuelle recherche de distractions ! L’exploration de ma mémoire me permettra la diffusion de mes nombreuses séquences préférées.

Ainsi donc, cette phrase émise récemment, aura suscité une analyse, avec un regard critique sur mon passé agrémenté d’infinies richesses. Cet étrange comportement m’aura en effet offert le plus précieux des cadeaux : déambuler dans ma vie sans jamais regarder derrière. Sans repentir, sans souffrance aucune, puisque tels étaient mes choix.

Lorsque j’étais très jeune, comme la plupart des jeunes filles je rêvais de faire du cinéma. Non pas pour une quelconque notoriété, mais pour la juste possibilité d’être d’autres que moi, de vivre une multitude de destinées, dans la plus grande disparité envisageable. Cependant, je n’avais fait aucune démarche dans ce sens, couru aucun casting, quoique, à l’époque, même si j’en doutais, j’étais assez jolie et peut-être que cette opportunité aurait pu se présenter. Inconsciemment, il devait m’apparaître plus judicieux de me faire mon propre cinéma, en vivant mes autres personnages dans ma réalité, et pas seulement le temps d’un film. Je précise néanmoins que « mes films » sont la réalité et ne peuvent en aucun cas être imputés à une mythomanie, pas même légère. Bien évidemment, diplômes et attestations certifient mes allégations. Mes différentes orientations professionnelles n’étaient dues qu’à une inépuisable curiosité qui me stimulait, me propulsait, m’incitait, sans tergiversation, à retourner à « l’école » pour développer d’autres connaissances et m’épanouir dans de nouvelles fonctions, jusqu’à l’assouvissement me permettant de bifurquer vers d’autres horizons, en regagnant les bancs d’une autre formation. Une seule passion aura perduré : l’écriture, indissociable de la lecture.

Ma vie sentimentale n’a rien eu à envier au reste ! Ce fut assez simple puisqu’un seul véritable amour a habité mon cœur. (Voir le billet : Lettre à Michel). Un homme, peut-être, aurait pu m’offrir stabilité et sérénité, mais aucun n’a su se substituer à l’élu. Encore faudrait-il savoir si telle était ma quête ! Cette fameuse phrase, entendue il y a quelques mois, m’a donné les clés de cette incroyable faculté d’abandon, en rayant tout passé, en ne regardant nulle part ailleurs que devant moi ; présent et avenir. Je viens, depuis peu, de réitérer pour une nouvelle transformation de mon style de vie avec une (si tout va bien) énième réorientation en retournant « à l’école » ! Carpe diem ! Comment cela m’a-t-il été possible ? Mon attitude étant désormais dévoilée et authentifiée, je peux donc vous communiquer ma méthode. Comme tout un chacun, je ne conçois aucun changement qui pourrait occasionner la perte de mon présent, et la mise en place d’un quelconque projet me terrifie immanquablement. Alors, progressivement s’installe « ma préparation psychologique ». Je soulève tous les points négatifs en les soulignant en caractères gras dans mon esprit et, jour après jour, je les martèle jusqu’à ne plus déceler les points positifs. S’ensuit une pincée d’auto persuasion qui me conduit à la conviction que mon destin est autre. En peu de temps, selon l’importance du changement, me voilà fin prête pour vivre une autre aventure, bien souvent à l’opposé de mes précédentes activités. En accentuant les négatifs, le « pour » l’emporte systématiquement.

Cette introspection aura eu le mérite de me révéler une partie de ma personnalité, mais je n’ai pas le moindre soupçon sur cette étrange conduite. Instabilité, curiosité, peur de l’absence de lendemain… D’où me vient cette boulimie, cette voracité de la vie, cette éternelle insatisfaction, ce désir d’obtenir toujours plus, d’aller encore plus loin ? S’il ne s’agissait que d’une fuite, la cause serait entendue ! « Un homme ou une femme ne naissent pas inconstants ; ils sont rendus tels par les premiers accidents de leur vie. » Peut-être me faudrait-il approfondir cette citation.
Partager cet article
Repost0

Mon royaume


****************************************************************************************************************************************************

************************************************************************************************************************************************
pour qu'il ne reste que le plaisir d'écrire...

Plus vous relisez vos écrits, plus vous doutez.

Lors de vos relectures, vous entendez vos mots et le son se substitue à la vue. Ainsi, à chacune de vos relectures, vous décelez de nouvelles fautes ou coquilles.

L’œil exercé du correcteur est là, pour vous.

 

Calista-Corrections est une aide précieuse dans le cheminement de vos ouvrages jusqu’à l’édition, où elle pourra vous orienter.

 

Vous voulez en savoir plus ? C’est ICI


*************************************************************************************************************************************************
La majorité de ces ouvrages sont en lecture libre
ICI

 

 

 

Catégories

C'est quoi ça ?

View technorati.com


link